NAVAL - Reprise des locaux de Mim : des promesses d'embauche déjà signées

Les Informations Dieppoises – 18 février 2025
[…] Le chantier naval Padmos, entreprise familiale néerlandaise spécialisée dans la construction et la réparation de bateaux de travail, s'installera en mai sur le site de l'ancien chantier Manche industrie marine (Mim) à Dieppe, après sa liquidation judiciaire en octobre dernier.
Cette implantation représente la troisième antenne européenne de Padmos, après l'Irlande et les Pays-Bas, où le premier atelier a vu le jour en 1930.
Cette installation a été favorisée par l'impulsion de Loïc Thomas, président du groupe Thomas Services Maritimes (TSM), client de Padmos. Les négociations ont été facilitées par Ports de Normandie, notamment concernant l'occupation des locaux et les conditions de location. Thomas Ramet, futur directeur du site, souligne que « la devise du chantier, c'est We keep you fishing (On vous garde en pêche, NDLR), et notre objectif est d'intervenir rapidement pour réparer les bateaux afin qu'ils puissent repartir en mer au plus vite. C'est ce que recherchent les pêcheurs, les remorqueurs et, plus généralement, notre industrie ».
Padmos, qui intervient depuis plus de 50 ans sur des coques françaises, notamment en Bretagne, dans les Hauts-de-France et en Méditerranée, a vu son activité s'accélérer grâce à sa collaboration avec TSM. « Dieppe représentait une opportunité à ne pas rater, du fait de son emplacement stratégique, souligne le bras droit de l'entreprise. De plus, il y a le savoir-faire de Mim qu'il ne fallait pas perdre, quand on sait la difficulté aujourd'hui de trouver des ouvriers de qualité. C'était très important pour nous de repartir sur une nouvelle base tout en gardant l'identité et ce savoir-faire-là. »
Padmos conserve les bureaux, l'atelier, le grand hangar et le terrain de l'ancien chantier Mim. Des promesses d'embauche ont été signées avec une dizaine d'anciens salariés de Mim. « L'idée, c'est de repartir petit à petit et de grossir avec quatre à cinq salariés par an, afin de gérer cela le mieux possible », précise Thomas Ramet. Concernant les deux chantiers Mim inachevés, Padmos reste prudent : « Nous ne sommes pas fermés à l'idée de retravailler à bord, mais il faut évaluer l'ampleur des travaux restants et leur faisabilité. Comme nous souhaitons repartir avec une petite équipe et une base solide, il n'est pas envisageable, pour l'instant, de se lancer dans de grandes constructions de A à Z. » L'entrée dans les bâtiments est prévue en mars, après leur nettoyage et réaménagement.